Les dossiers

L'agenda

Newsletter

S'abonner

Participer

Site FPS

Rédaction

Culture

Les femmes dans l’art

Le collectif féministe Just for the Record

par Anna Safuta publié le 31 mai 2018 ©Just for the record (Leur site)

Pour mémoire, l’art et la culture n’appartiennent pas qu’aux hommes !

"Les membres se sont initialement donné pour but de repenser la représentation des genres dans les outils de partage et de création de savoir tels Wikipédia".

En 2015, la graphiste Loraine Furter a participé à un « edit-a-thon » de l’encyclopédie en ligne Wikipédia. Ce rassemblement visait à créer et rédiger, en un temps restreint, un maximum d’entrées (ou de pages Wikipédia) sur un sujet particulier. Inspirée par la démarche, Loraine Furter a organisé un événement similaire à Bruxelles, avec pour objectif d’augmenter la visibilité des femmes artistes sur Wikipédia. À la suite de cette première rencontre, les artistes visuelles Myriam Goulet et Mia Melvær, ainsi que la graphiste Sarah Magnan, ont rejoint Loraine Furter et obtenu un financement pour organiser des edit-a-thons féministes à Bruxelles. Le collectif Just for the Record (JftR) était né. Les membres se sont initialement donné pour but de repenser la représentation des genres dans les outils de partage et de création de savoir tels Wikipédia. Le collectif encourage le public à s’emparer d’outils anciens (par exemple les archives) et numériques (comme le code) pour accroitre la visibilité et améliorer la représentation des femmes dans l’art et la culture. Les événements organisés par JftR sont féministes et mixtes, ouverts à tou-te-s.

Exemple d'évènement organisé par Just for the recordPour aller plus loin :Découvrir le projet "Les sans pages"Les prochains edit-a-thon en Belgique

Dans les deux ans qui ont suivi sa création, le collectif a organisé une vingtaine d’edit-a-thons féministes en Belgique. Organisés dans des lieux culturels variés (bibliothèques, lieux féministes, …) et brassant des participant-e-s issu-e-s de milieux très différents, ces événements ont donné envie aux fondatrices de pérenniser le savoir produit collectivement sous d’autres formes que des entrées Wikipédia. Désormais, JftR développe une pratique artistique propre. C’est ainsi que le collectif s’est installé en résidence à Rosa, un centre de documentation et d’archives féministe néerlandophone à Bruxelles. Une autre résidence engagée va débuter en juin 2018 aux Abattoirs de Bomel à Namur. Ces deux résidences résulteront en des expositions et des publications mêlant archives, objets créés de toutes pièces et installations. D’autres expositions auront lieu dans des lieux atypiques.

"Ces collaborations s’inscrivent dans une démarche raisonnée de tissage d’un réseau féministe".

Depuis la naissance de JftR, les quatre membres se rencontrent chaque semaine pour discuter et se soutenir dans leurs projets respectifs. Elles entretiennent également des liens privilégiés avec d’autres créatrices et des collectifs culturels belges et internationaux. Ces collaborations s’inscrivent dans une démarche raisonnée de tissage d’un réseau féministe. Initialement, la pertinence de désigner leur collectif comme une initiative ouvertement « féministe » a d’ailleurs fait débat parmi les quatre fondatrices. Désormais, elles n’hésitent plus à se décrire ainsi.

Pour aller plus loin :Découvrir les projets de Just for the Record Tags : art - Féminisme Partagez