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Politique et élections

Quelques dates de l’histoire politique des femmes en Belgique

par Fanny Colard publié le 31 août 2018 ©Shutterstock

2018 marque le 70e anniversaire du droit de vote des femmes en Belgique. L’occasion de retracer les années de lutte et de pointer les grandes dates qui ont marqué l’histoire politique des femmes dans notre pays.

1791

La déclaration des droits de la Femme et de la Citoyenne est rédigée par Olympe de Gouges sur le modèle de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.

1893

Le vote devient obligatoire. Chaque citoyen homme doit répondre à la convocation en se présentant dans les bureaux de vote le jour d’un scrutin.

1894

La « charte de Quaregnon », texte fondateur du Parti ouvrier belge (POB), réclame l’égalité des droits pour les femmes et les hommes, y compris le droit de vote.

1912

La Ligue belge du droit des femmes, fondée en 1892, fait du droit de vote des femmes l’une de ses revendications principales.

1919

Le suffrage universel, dit « pur et simple », est désormais instauré : chaque citoyen homme dispose d’une voix. Le droit de vote est accordé pour la première fois à certaines femmes : les mères et veuves
d’hommes tués par l’ennemi, ainsi que les femmes ayant été emprisonnées ou condamnées par l’occupant.

1920

La loi accorde le droit de vote aux femmes pour les élections communales, à l’exception des prostituées et des femmes condamnées pour adultère. Elles sont désormais éligibles à tous les niveaux de pouvoir.

1929

Lucie Dejardin (Parti ouvrier belge, POB) devient la première députée.

1939

La députée Alice Degeer-Adère (Parti communiste de Belgique, PCB) dépose une proposition de loi pour l’obtention du droit de suffrage des femmes aux législatives, sans succès.

1948

©Dans Mon Tiroir pour Femmes Plurielles (Lire la BD - Pas de démocratie sans parité)

Toutes les restrictions au droit de vote des femmes sont supprimées. La Belgique passe donc réellement à un système de suffrage universel « pur et simple » pour toute-s les citoyen-ne-s.

1965

Pour la première fois, une femme, Marguerite de Riemaecker-Legot (Parti social-chrétien, PSC) est nommée ministre (du logement et de la famille). La même année, l’Association belge des femmes chefs d’entreprises pousse les revendications féministes plus loin en réclamant que les listes électorales comprennent un nombre égal de candidats des deux sexes.

1970

Le slogan « Votez femmes ! » fait son apparition à l’occasion des élections communales.

1977

Antoinette Spaak (Front démocratique des francophones, FDF) devient la première femme belge présidente de parti, fonction qu’elle occupera jusqu’en 1982.

1994

La loi dite « des quotas » stipule que chaque liste électorale ne pourra comporter que deux tiers de membres du même sexe.

©Dans Mon Tiroir pour Femmes Plurielles (Lire la BD - Pas de démocratie sans parité)

2000

Le droit de vote aux élections communales est étendu aux ressortissant-e-s de l’Union européenne.

2002

L’article 10 de la Constitution, affirmant l’égalité de tou-te-s les Belges devant la loi, est complété comme suit : « l’égalité des femmes et des hommes est garantie ». Un article 11bis est introduit, qui confie au législateur la mission de garantir aux femmes et aux hommes l’égal exercice de leurs droits et libertés et qui impose la présence de personnes de sexes différents dans les instances de tous les niveaux de pouvoir.

©Dans Mon Tiroir pour Femmes Plurielles (Lire la BD " Pas de démocratie sans parité")

2002

La loi impose la parité sur les listes électorales : la moitié des candidat-e-s sont des femmes. En plus de cela, au moins un-e candidat-e de chaque sexe doit figurer dans les trois premières places.

2004

Le droit de vote aux élections communales est étendu à tou-te-s les ressortissant-e-s étrangères/ers (européenne-s ou non) résidant en Belgique depuis au moins 5 ans.

2009

Lors des élections régionales, la loi impose maintenant la présence d’un-e représentant-e de chaque sexe aux deux premières places de chaque liste.

2018

Un maximum de deux tiers de personnes de même sexe est désormais imposé dans les collèges communaux bruxellois et wallons, et provinciaux wallons.

2018

Le principe de la « tirette », imposant l’alternance de candidates et de candidats sur les listes électorales communales et provinciales est d’application pour la première fois en Wallonie et à Bruxelles.

Pour aller plus loin :Les femmes et le droit de vote en Belgique : un peu d'histoire - AVG-CARHIF Tags : lutte - Féminisme - Politique Partagez